Réveille le héros qui sommeille en toi!

mardi 14 août 2012

Ensemble contre la solitude

Bluette Furrer, 80 ans, est seule et c’est le cas de plus en plus de personnes âgées.
Christine Rüfenacht de la communication l’a rencontrée alors qu’elle avait fait appel au service de visite de la Croix-Rouge.











Enfant, j’allais rendre visite à ma grand-mère tous les dimanches. Une habitude qui ne souffrait aucune exception. A mon grand désespoir. C’est à ces (parfois longs) dimanches que je pense lorsque je sonne à la porte de Bluette Furrer.

Malgré son état de santé, Bluette Furrer veut mordicus rester à la maison. Elle y arrive grâce aux soins à domicile notamment. Sa vie sociale est néanmoins au point mort. D’autant plus regrettable qu’elle est pétillante et d’agréable compagnie. Pour rompre la solitude, elle utilise le service de visite et d’accompagnement de la Croix-Rouge.


C’est justement Isabelle Hochstrasser, du service de visite, qui me fait entrer chez Madame Furrer. Elle est encore au fond du lit, les cheveux en bataille. Sur son duvet, les magazines s’étalent. «J’adore les histoires de people», me dit-elle. Elle attaque ensuite son petit-déjeuner, sans arrêter de babiller. Isabelle s’assied à ses côtés. On dirait sa fille, tout en douceur.

Ce jour-là, Isabelle aide l’octogénaire à se lever et se vêtir. Bluette Furrer a déjà décidé qu’elle s’habillerait tout de blanc. Pour la coiffure, elle noue elle-même sa queue de cheval. Direction ensuite la cuisine. Ensemble, les deux femmes préparent le repas de midi: des roestis.

Bluette en profite pour nous raconter que son mari avait un appétit d’ogre. Elle par contre picore comme un petit oiseau. Absorbée par la conversation, les deux femmes ne voient pas la matinée passer. Parfois, Isabelle reste pour dîner avec Bluette. Car il n’y a rien de pire que de manger seul! De plus en plus de gens âgés sont seuls. La famille est éparpillée, les amis ont disparus, ils manquent de force pour sortir.
 
 «La nouvelle misère est la pauvreté sociale», affirme le conseiller d’Etat vaudois Pierre-Yves Maillard. La CRS apporte une réponse simple et efficace à ce problème: grâce à Isabelle et ses collègues du service de visite, des gens comme Bluette Furrer se sentent moins seuls et donc mieux dans leur peau. Et moi, j’irai rendre visite à ma grand-mère dimanche prochain.

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