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lundi 29 octobre 2012

Un Baobab sur la place du Marché de Bulle

A l’occasion de la Journée Internationale des personnes portées disparues, la Croix-Rouge Suisse présente son service de recherche si indispensable pour des milliers de personnes qui - suite à une crise ou une catastrophe - sont à la recherche d'un de leurs proches. Jeanne Rüsch du service de recherches de la Croix-Rouge a participé pour la première fois à une émission radio.







 L’interview a été fixée le 30.08.2012 avec Radio Fribourg, dans le cadre de leur émission « A l’ombre du Baobab ».

Ce jour-là, lémission se déroulait à l’extérieur, sur la place du Marché de Bulle. Radio Fribourg y avait installé un mini van, avec tout le matériel nécessaire. Heureusement il y avait une tente et du café pour se réchauffer de la pluie !

 J’ai proposé à M. Eugène Ayioke – l’un de nos bénéficiaires- de m’y accompagner, afin qu’il puisse témoigner de son histoire et des difficultés que cela engendre de ne pas savoir où se trouvent sa compagne et sa fille, ni si elles sont encore en vie, depuis qu’ ils ont dû fuir leur pays d’origine pour des raisons politiques.


Avant le début du direct, j’étais un peu stressée car je ne savais pas à quelle sauce nous allions être mangés par le journaliste. Il nous avait simplement dit de venir trente minutes avant pour un café et que nous discuterions du contenu de l’émission à ce moment-là. En effet, il souhaitait garder l’effet de spontanéité et il valait donc mieux que la discussion n’ait pas été préparée trop à l’avance. Pour moi, c’était tout de même un peu inquiétant, car lorsque l’on parle de la Croix-Rouge dans les médias, c’est toute l’image de l’organisation qui est également en jeu. J’avais aussi envie de protéger M. Ayioke par rapport aux questions qui pourraient lui être posées.


 Finalement, la rencontre avec le journaliste s’est très bien passée et il a vraiment su nous mettre à l’aise tout au long du direct. Il faut dire aussi que M. Ayioke était journaliste dans son pays d’origine. Je l’ai donc senti tout-à-fait à l’aise et je crois que cela m’a bien aidé. Si le sujet abordé reste quelque chose de très douloureux pour les personnes concernées, c’était néanmoins un plaisir de pouvoir faire connaître ce service à ceux qui pourraient en avoir besoin.

Après des périodes de couverture médiatique, il nous arrive d’ailleurs très souvent de recevoir de nouvelles demandes de recherche. A la fin de l’émission qui a passé très rapidement, M. Ayioke nous a même dit que cela lui avait donné envie de reprendre une activité journalistique.

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