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lundi 17 décembre 2012

Aux origines de la Croix-Rouge : « Un Souvenir de Solferino »

 Il y a 150 ans était publié « Un Souvenir de Solferino ». Son auteur, Henry Dunant, un Genevois de 34 ans, à la fois versé dans les affaires et engagé dans le milieu protestant. Philippe Bender, historien, Service de la Communication CRS, marque l'anniversaire de ce livre remarquable.








Le livre, dont la couverture porte la mention « Ne se vend pas », va changer le cours de l’histoire. Tel était le dessein du jeune Dunant, qui entendait convaincre les gouvernements et les chefs militaires qu’il fallait soigner avec des moyens suffisants les soldats blessés lors des conflits. « Un Souvenir de Solferino », c’est justement le récit d’une des plus grandes batailles du XIXe siècle, entre les Français, les Piémontais et les Autrichiens, à quelques kilomètres du Lac de Garde, le 24 juin 1859.

Une femme volontaire soigne un soldat blessé.
La relation précise des combats, mais aussi la description de la souffrance et de l’agonie de milliers de malheureux laissés sans soin ni réconfort. Arrivé sur les lieux, Henry Dunant s’était empressé d’organiser les secours en mobilisant des dizaines de femmes volontaires au cri de « Tutti fratelli ! ». Sans discrimination aucune. Mais le carnage était tel que cette aide improvisée apparut bien vaine, à la fin.

 Les « décideurs » interpellés

De cette expérience Henry Dunant sort bouleversé. Les scènes de la mort qui rôde dans l’église de Castiglione, où s’entassent des centaines de corps meurtris, hantent son esprit. Alors, il veut crier au monde que tant d’inhumanité est chose indigne. Il interpellera donc les puissants, les « décideurs ». Tel est le sens du petit livre qui sort de presse, à l’automne 1862, dans la cité de Calvin.

'A cette époque, l'ouvrage de Dunant avait déjà été traduit en once langues.
Le succès est immédiat. Têtes couronnées, ministres, généraux, écrivains, philanthropes, tous félicitent Henry Dunant. Mais sont-ils vraiment prêts à souscrire à ses idées maîtresses : créer des comités permanents de secours aux blessés, les futures Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ; déclarer neutres les blessés, le personnel et le matériel sanitaire ; élaborer un droit de la guerre qui protège au milieu des combats ?

S'adapter aux nouveaux Solferinos

Ce sera l’œuvre d’une poignée de Genevois, emmenés par Gustave Moynier, de concrétiser les intuitions géniales d’Henry Dunant. En diffusant les idéaux de la Croix-Rouge dans le monde entier. Mais aussi en les adaptant aux circonstances. En élargissant le cercle des bénéficiaires de l’action et du droit humanitaires. En affrontant ces nouveaux Solferinos que sont notamment les maladies et les épidémies, la pauvreté et les inégalités, les injustices, les violences et les catastrophes. En luttant contre le sous-développement et toutes les formes de la barbarie, au nom de la dignité humaine.

Couple en Roumanie.

La naissance du livre « Un Souvenir de Solferino » sur youtube


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