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jeudi 4 avril 2013

Laos: de l’aide pour Mome


Au Laos, de nombreuses familles sont si pauvres qu’elles ne sont pas en mesure de se soigner convenablement. Contraintes de retarder leurs visites médicales, elles mettent leur vie en danger. Mome, un petit garçon de 8 ans vivant dans le district de Nambak, a eu de la chance. C’est ce que raconte Petra Hörig, collaboratrice de la Croix-Rouge suisse (CRS), dans un récit de voyage recueilli par Annette Godinez.

 

J’ai rencontré Mome et son père lors de mon dernier séjour au Laos. Un moment que je ne suis près d’oublier. C’était dans un hôpital du district de Nambak. Accompagnée de représentants de la Croix-Rouge laotienne, je visitais des patients soignés grâce au fonds de solidarité de la Croix-Rouge. Celui-ci, assimilable à une assurance-maladie, permet aux populations les plus pauvres de bénéficier de soins médicaux gratuits. Les frais de transport et de pension à l’hôpital sont eux aussi couverts.



Une mère exhibe fièrement la carte qui lui donne
droit aux prestations du fonds de solidarité.
 Mome avait été acheminé vers l’hôpital la veille. Un voyage difficile, selon son père: 9 km à pied, suivis de 25 km en voiture. Mome, fébrile et affaibli, était incapable de marcher, si bien que son père a dû le porter sur son dos 9 km durant.

Mome et son père à l’hôpital
Les médecins ont diagnostiqué un typhus, maladie infectieuse grave qui se contracte en consommant de l’eau ou des aliments souillés. Non traitée, cette affection extrêmement courante dans les pays aux normes d’hygiène faibles s’avère souvent mortelle chez les enfants et les personnes fragiles.

Au Laos, nombre de villages ne sont équipés ni de latrines ni de fontaines. Dans ces circonstances, les bactéries se multiplient de façon fulgurante. C’est pourquoi la CRS bâtit des latrines et des fontaines en collaboration avec ses partenaires locaux.



Une petite fille se lave les mains à une fontaine financée par la CRS.

Mome a dû rester quelques jours à l’hôpital sous antibiotiques. Il était visiblement heureux de savoir son père toujours présent à ses côtés. Les médecins m’ont assuré qu’il serait rétabli sous peu. Forte de leur optimisme, j’espère que Mome a désormais retrouvé le sourire.

La Croix-Rouge reste mobilisée en faveur des populations abandonnées par l’opinion comme ici, au Laos. Ainsi, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge appellent à une reconnaissance des catastrophes silencieuses qui sont généralement de petite ou de moyenne taille, soudaine ou à évolution lente et dénombrant moins de victimes que les catastrophes majeures, mais néanmoins avec des conséquences dramatiques pour les individus, les familles et les communautés touchées.


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