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vendredi 26 avril 2013

Perdre des kilos, gagner confiance

Une vingtaine d’ados ont participé au camp «Let’s do eat!» de la Croix-Rouge pour apprendre à manger mieux et bouger plus. Christine Rüfenacht de la communication leur a rendu visite à Vaumarcus, peu avant la fin du séjour.


 








Maël, Rania, Azad, Pamela, Ethan et les autres ont tous quelques kilos superflus. Mais pas grand-chose, à mes yeux en tous cas. Pourtant, cet embonpoint leur empoisonne la vie.  Il serait peut-être plus juste de dire que ce sont les autres qui leur mènent la vie dure. Les insultes, ils connaissent tous. Inutile de répéter ici ce qu’ils doivent encaisser de la part des «potes».

Rania peut enfin partager ses soucis.

Au camp, en revanche, les ados en surpoids se sentent « à leur place », selon les termes d’Azad. Ils sont âgés de 11 à 18 ans, s’entendent tous comme larrons en foire. «Normal, on partage les mêmes soucis», me dit Samantha, 16 ans, qui, d’habitude, a plutôt du mal à se faire des amis. Elle partage sa chambre avec neuf autres filles, l’ambiance est détendue.

Aux petits soins

Au camp, on ne juge pas, on écoute et on encourage. «Nous voulons donner envie de bouger, de manger sainement», dit Noémi Schmutz, diététicienne qui a organisé le séjour de A à Z. Il n’est pas obligatoire de perdre du poids – même si certains ont finalement réussi –, mais bien d’adopter de bonnes habitudes. Activités sportives – kin-ball avec l’équipe de suisse! -, cuisine, travail sur l’estime de soi et sorties figurent ainsi au menu.


Bouger plus - en dansant.

En parlant de menu: tout le monde s’accorde à dire que les repas sont délicieux (riz rouge, émincé au curry et légumes asiatiques le jour où j’ai eu la chance d’y goûter). «J’aimerais leur montrer que l’on peut manger de tout, c’est une question de quantité et de fréquences», m’explique Noémi Schmutz. Le cuisinier, lui, me raconte qu’il a utilisé à peine un kilo de sucre ajouté pendant huit jours de camp et qu’il a servi 120 kg de fruits! Et aucun des jeunes n’a utilisé l’automate à sucreries qui trône à l’entrée du camp.

Noémi Schmutz présente un repas aussi sain que délicieux.

Quand on parle d’excès de poids, la solution paraît simple: manger moins, bouger plus. Plus facile à dire qu’à faire. Se priver de nourriture, c’est frustrant voire inefficace, et des problèmes d’alimentation cachent souvent un mal être plus profond. D’où l’intérêt du camp. Il offre aux jeunes une chance unique d’adopter un nouveau style de vie. «Notre objectif est de favoriser l’épanouissement des adolescents», explique Noémi Schmutz. Mission réussie.


Ici, on change les habitudes: L'eau fraîche remplace les sodas.
A la fin du camp, les ados ne veulent plus partir. Même les garçons, qui n’avaient pourtant pas du tout envie de venir. Ils sont tous motivés pour changer leurs habitudes, par exemple en remplaçant les sodas par de l’eau. La CRS, elle, continue de les soutenir en organisant des séances de sport hebdomadaires et des journées avec les parents. Ou des consultations auprès du service de diététique.

Comment bien manger

Manger mieux est le leitmotiv du camp. Mais comment?  Il est difficile de donner des règles de base, car il s'agit de quelque chose de très individuel, souligne Noémi Schmutz. «Je dirais cependant de privilégier les fruits et légumes, de faire la part belle aux céréales complètes et de manger lentement et dans le calme, sans éléments perturbateurs tels que la TV, la radio, l'ordinateur ou le journal».


Une belle assiette, à savourer dans le calme et avec bonne conscience.





La télé était présente

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