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jeudi 24 octobre 2013

Agir concrètement: des bénévoles en Syrie

La guerre qui ravage la Syrie est brutale. Elle fait chaque jour des centaines de victimes. Et chaque jours, dies milliers de bénévoles viennent en aide à la population, souvent en risquant leurs vies. Comme Majd, Yamen et Shareef.







Récit:  Vivian Tou’meh, Croissant-Rouge syrien,
Images: Ibrahim Malla, FICR 

Majd est bénévole depuis huit ans: «Les intervenants formés par le Croissant-Rouge syrien disposent d’une expertise précieuse. Il faut qu’ils restent au pays pour enseigner les bonnes pratiques à la relève.»  Le principal centre d’intervention d’urgence dans la périphérie rurale de Damas fourmille de bénévoles en blouse rouge arborant l’emblème du Croissant-Rouge syrien. Tous ont suivi une formation. Certains réceptionnent des appels téléphoniques, d’autres étudient sur ordinateur les itinéraires envisageables en cas d’urgence, d’autres enfin se détendent.

Majd Nasr,discute une mission avec son collègue à la centrale d'urgence à Jaramana.
Nous faisons la rencontre de secouristes qui s’engagent au service de leur pays pour sauver des vies – 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ils répondent à tous les appels d’urgence adressés à leur permanence depuis les zones rurales qui entourent Damas.

 Un message clair: respecter les emblèmes

 Yamen Dawarah a rejoint le Croissant-Rouge syrien il y a trois ans. En juillet dernier, il a été touché à la jambe dans une explosion survenue à Jaramana alors qu’il assurait le transfert de blessés par ambulance.

Des bénévoles en train d'organiser les premiers secours lors d'une explosion à Jaramana.
Malgré l’accident, sa volonté de poursuivre son engagement reste intacte: «Je vais continuer à aider les gens, c’est évident. Si nous ne le faisons pas, qui s’en chargera? Surtout quand on connaît la détresse du peuple syrien au quotidien. Nous contribuons à l’effort humanitaire, et mes proches m’encouragent à persévérer. Ils sont fiers de mon engagement.»

Bénévoles préparant une ambulance pour la prochaine mission.
Le message que Yamen souhaite faire passer est on ne peut plus clair: «Nous, les bénévoles du Croissant-Rouge syrien, nous demandons à tous nos compatriotes de comprendre et de faciliter notre action. Nous les appelons à respecter les emblèmes.»

Shareef al-Masri est lui aussi bénévole du Croissant-Rouge syrien. Il a suivi une formation initiale puis avancée en premiers secours. Il relève tout particulièrement les effets positifs de son engagement sur la communauté ainsi que sur lui-même en tant qu’individu.


De temps en temps il faut évacuer le stress.
 «Il faut aller de l’avant, c’est maintenant que nous devons donner le meilleur de nous-mêmes, estime-t-il. Il suffit parfois d’un simple sourire sur le visage d’un enfant pour oublier toute la fatigue d’une journée de travail.»

Le bénévolat, au-delà de la bonne volonté

Cela fait huit ans que Najd Nasr est bénévole du Croissant-Rouge syrien. Il s’investit depuis une trentaine de mois au sein de l’équipe de premiers secours de la périphérie rurale de Damas, c’est-à-dire à peu près depuis le début des opérations menées par cette dernière.
Il s’explique plus avant sur ses motivations: «Nous devons assurer une permanence afin de porter assistance aux personnes en détresse et de préparer les nouveaux bénévoles. Les intervenants formés par le Croissant-Rouge syrien disposent d’une expertise précieuse. Il faut qu’ils restent au pays pour enseigner les bonnes pratiques à la relève.»

Les bénévoles  se retrouvent autour d'une table après avoir apporté les premiers secours dans l'explosionà Jaramana.
«J’ai opté pour le bénévolat. C’est le premier objectif que je me suis fixé, et il n’est pas question d’abandonner maintenant. Dans la société syrienne, ce type d’activité a toujours oscillé entre présence et absence, rejet et acceptation. Mais les choses ont changé.»

Depuis le début de la crise, l’engagement bénévole et humanitaire a trouvé un nouvel élan. Un dynamisme incarné par de jeunes gens sérieux et enthousiastes comme Yamen, Majd et Shareef: «Au-delà de la simple bonne volonté, on découvre une immense soif d’agir concrètement.»




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